reflex

Présentation :

Iris, photographe de l’Identité judiciaire, shoote comme d’autres boivent, pour adoucir la douleur. Pour oublier la mort de son fils, Swan, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Henry Witkin, fruit d’une lignée chaotique de filles mères, tue pour le besoin de se vautrer dans la chaleur des chairs. Il écorche ses victimes avec soin et collectionne leurs odeurs comme des trophées.

Lorsque la canicule assèche la ville, lorsqu’elle détrempe les corps et échauffe les esprits, alors les monstres se révèlent. Ce n’est que lorsqu’il est pris au piège que le Mal dévoile ses canines.
Une histoire de cœurs étranglés, de mères aux crocs luisants, de prédateurs affamés.

 

Mon avis :

c'est tout simplement le meilleur roman du genre que j'ai lu depuis le début de l'année. Durs, âpres, les mots choisis par l'auteur ont touché leurs cibles, ils restent là, marqués sur ces pages, avec une encre indélébile, qui reste longtemps dans nos pensées, même après plusieurs jours.

 Cette terrifiante histoire ne peut laisser insensible. J'ai par moments, manqué d'air, tellement l'ambiance était malsaine, les âmes pourrissent sous nos yeux à petit feu.  Mais chaque mot est pesé avec soin, pour justement réunir, les émotions tout autant que les réflexions. Maud Mayeras aurait très bien pu se rater, a trop vouloir assombrir son histoire, le lecteur aurait pu s'essouffler voir se lasser. sauf que le talent est présent et qu'il est impossible de ne pas s'attacher aux personnages. D'ailleurs c'est souvent là que le roman noir me touche, c'est quand "le monstre", le tueur, le personnage impardonnable, me devient intéressant : pas le côté malsain, non, je vous rassure je ne deviens pas fanatique des détraqués, non, c'est le moment où l'on en vient a essayer de comprendre l'inexplicable.

Une ambiance, que je peux comparer à"thomas harris" avec par exemple "le silence des agneaux" ou "dragon rouge", mais attention ce n'est que le côte noir et dérangeant que vous retrouverez, ici pas de roman purement policier.

Un kaléidoscope, une boule a facette, un puzzle familial sur un siècle, dans un chapitre suivi d'un autre sur la vie d'Iris....

L'histoire, comme toujours, je ne vais pas vous enlever le plaisir de la découvrir par vous même. Pour moi c'est un coup de coeur, un livre qui me hante encore. Je vais donc essayer, à ma petite échelle, de pousser les lecteurs de notre librairie du sud de la France, à  découvrir cet auteur si talentueuse.

Vous voilà avertis, si vous aimez les romans très noirs, psychologiquement bien poussés dans les extrêmes, allez-y c'est imparable...