avant que je me consume

Présentation :

Dimanche 4 juin 1978. Un nouvel incendie se déclare dans un petit village non loin de Kristiansand. Voilà un mois qu'un pyromane sévit, et la panique monte encore d'un cran. Il faut trouver de toute urgence le coupable, mais les enquêteurs disposent de très peu de pistes. Pourtant, le lendemain, après la pire nuit, tout est terminé. Ce dimanche-là, un enfant doit être baptisé. Il s'appelle Gaute Heivoll. Avec cette anecdote en guise de point de départ, l'auteur reconstruit la trame de la tragédie qui a jalonné le printemps 1978. Qui était le coupable ? Pourquoi cet homme a-t-il allumé des feux dans le village ? Et qu'en est-il de ce garçon baptisé le même jour, qui a grandi avec le souvenir de ces incendies ? Qu'est-il devenu ?


 

Mon avis :

 Plutôt habitué aux polars scandinaves, j'ai eu le plaisir de lire ce roman littéraire norvégien. Mais attention, même si la 4èm de couv' fait penser à une enquête, détrompez-vous. Ici pas de rebondissements qui vont vous claquer aux yeux, ni de policier alcoolique au caractère bien trempé. Ce roman s'apprécie dès les premières lignes, le style, poétique, apporte du coffre, comme une loupe , elle amplifie les mots.

Les chapitres s'enchaînent, les périodes changent, les années, les personnages, les blessures....le doute s'installe, le refus d'admettre que son propre sang peut en être la cause.

Les feux vont commencer leurs cadences infernales, se rapprocher les uns des autres, comme un appel à l'aide, droit dans le mur. Gaute fouille ses souvenirs, les notes de grand-mère, les mots de son père, tout ça le hantent, il veut la vérité sans concession.

Après avoir refermé ce roman, plusieurs sentiments me viennent à l'esprit. Tout d'abord, ce n'est pas un page-turner, le rythme est plutôt lent et les révélations n'ont pas d'effets bouleversants. J'ai trouvé certains passages un peu long qui n'apportent pas grand chose à l'histoire. Le final, même si l'émotion est bien présente, n'a pas été explosif, mais l'intêret est ailleurs. J'ai bien aimé quand les anciens ont la parole, le côté grand sage et penseur, là les pages défilent à toute vitesse. Le style, grande force de ce roman, les amoureux de belles plûmes seront ravîs. Ce roman a eu le prix "Barge 2010" équivalent de notre prix Goncourt.