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Présentation de l'éditeur :

Depuis deux ans, ou un peu moins, ou une éternité, je marche, je prends des trains, des bus, je fais du stop, je m'agrippe à la route comme un scarabée vert ayant replié ses élytres. Je croise les humains, parle à peine avec eux, je ne suis pas très liant. Il m'arrive parfois de rester un ou deux jours en leur compagnie, mais, c'est plus fort que moi, je repars assez vite. C'est curieux, je n'ai aucune mémoire. Ou plutôt j'ai des trous, grands et veloutés comme des ailes de phalènes. La route est une gomme noire. J'avance et tout s'efface der- rière moi. Après un accident de voiture, Iwill (21 ans) a rompu toutes attaches fa- miliales et amicales et va désormais au hasard. Lorsqu'il arrive à Luzinbapar, il tombe sur Sarah et Laston. Le couple vit comme coupé du monde entouré d'une meute de chiens féroces. Laston creuse des tunnels sans fin dans une ancienne mine de cuivre et Sarah confie à Iwill un cahier sur lequel il devra consigner sa vie, instaurant entre eux un pacte tacite : il s'en ira une fois le ca- hier rempli. Iwill profite de leur hospitalité pour se reposer. Le comporte- ment de ses hôtes l'inquiète et le fascine. Entre ces trois-là une étrange relation s'installe. Iwill est-il vraiment libre de ses mouvements, les chiens le laisse- raient-ils partir sans broncher s'il le décidait ? Rien n'est moins sûr.


Mon avis :

   Poétique de bout en bout, Alain Cadéo nous livre un roman tout en beauté  !!

Pas besoin de 600 pages, l'auteur nous ferre dès les premières lignes. Ici, pas d'ennui, pas de mot en trop, tout est 

 plaisir.

L'histoire est centrée sur trois personnages, Sarah,  Laston et Iwill. Ce dernier est le noyau central, il dirige le récit, comme un 

monologue, il nous exprime ses doutes, ses peurs, ainsi que ses désirs.

L'ambiance est assez particulière, comme une petite angoisse, le lecteur se demande si ce monde ne va pas s'écrouler

en tournant la page .

La bouée de secours de Sarah et Laston lancée  est-elle sincère ? Cet havre de paix, cache t-il quelque chose de mystérieux ?

 La mort cette fatalité qui nous hante, nous submerge.  Peur de perdre les êtres chers, peur de perdre son amour.

 " Chaque seconde est un murmure " est un beau voyage, un moment de réflexion.

Je vais terminer en imitant Iwill : 

La vie est ainsi faîte, fatale et inéluctable, enivrante et passionnante...mais finalement, que sommes nous sans

l'essentiel..." l'amour " 5 lettres.