product_9782072732829_195x320Présentation de l'éditeur :

Lorsque le douzième coup de midi tombe du clocher des Accoules, un peu plus bas, sur les quais du Vieux-Port, les poissonnières se mettent à crier : «Les vivants au prix des morts!» Et chaque touriste se demande s'il s'agit du poisson ou de tous ces hommes abattus sur un trottoir, sous l'aveuglante lumière de Marseille... À Marseille, René n'y va plus que rarement. Il préfère marcher dans les collines de l'arrière-pays, profiter de la lumière miraculeuse de sa Provence et de la douceur d'Isabelle. Il va toutefois être contraint de retrouver la ville pour rendre service à Kader, un encombrant revenant. Kader qu'il a connu lorsqu'il animait des ateliers d'écriture à la prison des Baumettes, belle gueule de voyou, spécialiste de l'évasion. Kader, qu'il voit débarquer un jour à Manosque traqué par toutes les polices, en quête d'une planque, bien avant la fin prévue de sa longue peine. Dès lors, il est à craindre que le prix des vivants soit fortement revu à la baisse... Commence un face-à-face entre le silence de l'écriture et celui des quartiers d'isolement, entre la petite musique des mots et le fracas des balles. Au fil de l'intrigue haletante, René Frégni entraîne le lecteur de surprise en surprise, tout en célébrant de son écriture brutale et sensuelle la puissance de la nature et la beauté des femmes.


 

Mon avis :

     René Frégni mélange les genres et nous gratifie d'un panel de sensations...un essaim d'émotions !

Comme sur un agenda, l'auteur écrit sur son cahier rouge jour après jour. La poésie, la beauté des mots qui en découlent

nous submergent comme par magie,  René fait couler son encre entre les lignes tout en observant le monde qui l'entoure. Un oiseau 

venant picorer au bord de sa fenêtre, son amour, Isabelle ,se préparant pour aller à l'école,  tout  inspire l'auteur pour

notre plus grand plaisir. Les journées se succèdent dans des envolées littéraires somptueuses.

Puis un homme, Kader,  va bousculer ces moments de quiétude, un fantôme surgit du passé de René.

Le roman change complètement d'ambiance, un polar prend place, c'est radical et diablement efficace. 

L'homme est mis en avant, avec ses faiblesses et ses parts d'ombre, ses doutes et ses peurs... Comprendre l'autre et 

l'aimer quoi qu'il arrive et ne pas juger trop vite. 

Nous avons peur pour René, il devient une partie intégrante de notre lecture et réussit la prouesse de nous rendre 

Kader attachant, l'équation est idéale et au combien périlleuse ! 

La nature est ,à elle seule, un personnage , elle change le visage des hommes de sa clarté le long de beaux sentiers provençaux. 

Mais la pression monte crescendo, l'angoisse remplit l'espace et le dénouement mystérieux. Que va nous réserver l'auteur ?

L'épilogue est particulièrement réussit, il va surprendre le lecteur et l'émouvoir. L'auteur n'est pas tombé dans la 

facilité, il a particulièrement soigné ses dernières pages, du grand art !

Un coup de coeur, une pure merveille .