Chronique : " La petite barbare " de Astrid Manfredi chez Belfond
Présentation :
En détention on l'appelle la Petite Barbare ; elle a vingt ans et a grandi dans l'abattoir bétonné de la banlieue. L'irréparable, elle l'a commis en détournant les yeux . Elle est belle, elle aime les talons aiguilles et les robes qui brillent, les shots de vodka et les livres pour échapper à l'ennui. Avant, les hommes tombaient comme des mouches et elle avait de l'argent facile. En prison, elle écrit le parcours d'exclusion et sa rage de survivre, et tente un pas de côté. Comment s'émanciper de la violence sans horizon qui l'a menée jusqu'ici ? Peut-elle rêver d'autres rencontres ? Et si la littérature pouvait encore restaurer la dignité ? Subversive et sulfureuse, amorale et crue, La Petite Barbare est un bâton de dynamite rentré dans la peau d'une société du néant.
Mon avis :
Roman brut de décoffrage, qui interpelle son lecteur sur ses maux et ses douleurs.
La descente vertigineuse de cette femme est cruelle de vérité. Dans les médias, malheureusement nous apprenons des faits
similaires. Les cités de nos grandes villes peuvent enfanter de tels actes.
Si j'ai bien aimé le sujet, je suis moins enthousiaste pour style et la forme. Vous lirez de nombreuses critiques élogieuses sur ce
roman, pour moi malheureusement cette histoire ne m'a pas convaincu .
La faute peut-être à cette vulgarité si souvent employée ( il est vrai que cela est justifié !) mais bon ,
j'ai trouvé cela par moment trop répétitif à mon goût. Un peu court aussi, cela aurait mérité dêtre plus
développé . Cela aurait été bien de donner la parole à d'autres personnages du roman, avoir leurs points de vues.
C'est un premier roman il ne faut pas l'oublier. Je suivrai de près cet auteur pour son prochain opus car il y a du potentiel.
Bon, vous l'aurez compris, " la petite barbare " n'a pas fonctionné chez moi...
