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Présentation de l'éditeur :

À 17 ans, Jasper James Wolf n'a, comme son nom l'indique, rien d'un agneau. Son projet de roman mis à part, ses centres d'intérêt se résument aux fêtes, à l'alcool, la drogue, le sexe sans lendemain et les sites porno. À cet âge décisif où l'avenir reste entièrement à construire, Jasper, lui, a d'autres priorités : s'éclater avec sa bande de potes, coucher avec la plus jolie fille du bahut et faire accuser son beau-père du meurtre de son ex-femme. Jasper ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins : mensonges à répétition, plans machiavéliques, méchanceté envers ses congénères ; le tout, sans jamais penser à ce que ses actes impliquent pour les autres. Et pourtant, derrière son égoïsme, son immaturité et, parfois même, sa cruauté se cache un adolescent sensible, perdu, se raccrochant désespérément à sa jeunesse, préférant s'inventer une vie que de se confronter à la sienne, et craignant par-dessus tout de basculer vers l'âge adulte. Dans ce roman acéré, à la fois drôle, tendre et choquant, Ben Brooks dépeint avec brio les émotions et le quotidien d'un ado de la classe moyenne anglaise en mal de repères, cherchant à tromper l'ennui par des excès en tous genres. Bien loin de porter un regard accusateur sur cette génération qui peine à se définir, Ben Brooks creuse sous l'apparente frivolité de certaines pratiques afin de mettre au jour les peurs et les espoirs qui animent une jeunesse incomprise aussi bien par les autres que par elle-même, et qui redoute d'aller de l'avant. Car malgré son immaturité, ses pulsions mythomanes et ses excès, Jasper n'est que trop conscient qu'on n'est jeune que pour un temps.


 

Mon avis :

  C'est toujours un plaisir de découvrir des romans des éditions " la belle colère ". J'avais adoré " dieu me déteste " et " vous parlez 

de ça " deux coup de coeur !!

Voici donc " la nuit nous grandissons " et c'est encore une claque !

Mais attention, certains passages sont très crus, sexe et drogue sont monnaie courante . Jasper, personnage central du roman

sort de l'ordinaire. Menteur, fabulateur, c'est un ado manquant de repères qui nous montre la vie des post -adulte errant dans 

le doute et la non-acceptation des critères adultes.

De l'humour, il y en a partout, décalé et corrosif à souhait. Les journées sont longues et la jeunesse se perd dans de différentes

activités non recommandables.

Là est l'interêt du roman, il pointe du doigt, les facéties d'adolescents en manque de sensationnel. Le lecteur adulte prend acte et

porte un regard intéressé sur ces enfants.

J'ai aimé le côté décalé, absurde voir attendrissant de ce roman.

La belle colère confirme son choix éditorial et nous régale encore une fois de plus.